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L'affaire de la gale. Histoire de la maladie spécifique
Danièle GHESQUIER-POURCIN
Editions Hermann, collection Médecine/Santé-Histoire de la médecine,
préfacé par Jean Gayon.
ISBN 978 2 7056 6801 3

A l'heure où l'on parle de mettre la connaissance au service de l'économie, il est bon de rappeler que les découvertes ne se font pas sur commande et que la diversité est le seul artisan de la progression du savoir. Il est bon de balayer un certain nombre d'idées reçues comme la marche linéaire des idées, l'individualité des découvertes, pour comprendre que le savoir est une construction collective qui ne se concrétise que lorsque le nombre d'éléments nécessaires est en présence dans un ordre déterminé. Ce qui implique bon nombre de retours en arrière et d'apports par des voies indirectes, processus qu'on doit être attentifs à ne pas bloquer.
L'histoire de la gale est un exemple particulièrement représentatif de cette marche de la science. Une maladie spécifique est une maladie dont la cause est spécifique, ce qui permet de la soigner avec un "spécifique". Or, bien que la gale et son ciron soient connus depuis l'Antiquité on ne sait ni la reconnaître, ni la soigner efficacement car la notion de cause spécifique est inconnue. Il va être nécessaire de cerner chaque élément de la chaîne de la maladie : cause, contagion, symptômes, thérapeutique, et de le replacer dans la chaîne, comme les éléments d'un puzzle, pour comprendre la gale et la maladie spécifique. Et cela prit 7 siècles.

Sommaire

Histoire des aphasies, une anatomie de l’expression
Denis FOREST
Paris, Puf, 2005, collection «Pratiques théoriques», 352 p.

Depuis ses origines, la neurologie est, toujours aussi, neuropsychologie, et c’est un problème important que de déterminer pourquoi la connaissance du cerveau au XIXe siècle connaît un épisode fondateur avec les découvertes de Broca. La réponse pourrait être que l’investigation des sciences de la nature a cherché à investir le domaine jusque là réservé des capacités spéciales à l’homme, comme celle de parler. Le livre fait le pari qu’un récit linéaire serait moins éclairant, en une matière aussi complexe que l’histoire des relations entre cerveau et langage, qu’une organisation thématique qui permet de suivre chaque question connexe dans son développement, depuis les débuts de l’enquête anatomique et médicale jusqu’à l’actualité de l’investigation cognitive : substrat du langage (chapitre 1 : depuis Gall), modélisation de l’expression aphasique (chapitre 2 : depuis Jackson), taxinomie des troubles (chapitre 3 : depuis Wernicke) , relations entre son et sens (chapitre 4 : depuis Bergson), relation de l’aphasie comme pathologie à l’aphasique comme sujet de la maladie (chapitre 5 : depuis Goldstein). Les aphasies n’obligent pas simplement à combiner des savoirs hétérogènes, ni à rechercher, comme hier, des « sièges » pour des « facultés ». Parce qu’elles ne respectent jamais tout à fait les distinctions au moyen desquelles on prétend les appréhender, elles obligent plus radicalement à poser la question de la pertinence de telles distinctions (entre savoir et pouvoir parler ; entre produire et percevoir les paroles ; entre capacité linguistique et capacités non linguistiques de l’esprit). La connaissance du cerveau, dès lors, n’est pas seulement l’occasion de découvrir les conditions de l’exercice des pouvoirs qui sont les nôtres, elle est synonyme d’une réflexion sur la définition de tels pouvoirs et les relations réelles que ceux-ci nouent entre eux.

Denis Forest est Maître de Conférences à l’Université Jean Moulin Lyon III et Chercheur associé à l’IHPST, Paris.

Histoires de la mémoire (XIXe-XXe siècles)
Jean-Claude DUPONT (ed.), Paris, Vuibert, 2005.
324 pages
ISBN 2 7117 7178 4

PRÉFACE DE MICHEL MEULDERS
CONTRIBUTIONS DE CHRISTOPHE ALSALEH,BERNARD ANDRIEU, PIERRE BUSER,PIERRE-HENRI CASTEL, GEORGES CHAPOUTHIER, GÉRARD CZTERNASTY, DENIS FOREST, PIERRE HUM, MARC JEANNEROD, GEORGES LANTERI-LAURA, JÉRÔME NAMONT, SERGE NICOLAS, EVELYNE PEWZNER, JEAN-NOËL MISSA, VÉRONIQUE QUAGLINO, DAVID ROMAND, SONU SHAMDASANI, RODOLPHE VAN WIJNENDAELE.

Bien que les écrits sur la mémoire aient été antérieurement fort nombreux, deviennent repérables au cours du XIXe siècle des stratégies spécifiques visant à élucider des fonctionnements mnésiques. La mémoire est alors constituée comme un véritable objet de science, objet travaillé par différentes disciplines en construction : psychologie, psychiatrie, biologie. Initialement surtout concentrée sur les questions perceptives, la psychologie expérimentale naissante s¹organise autour d'elle, tandis qu¹en psychiatrie se développe une taxinomie clinique des amnésies, et que les biologistes élaborent de nouvelles hypothèses psychophysiologiques. La mémoire est alors frénétiquement observée, expérimentée, disséquée, bref naturalisée.

Quelles conditions matérielles et conceptuelles nouvelles ces stratégies ont-elles exigé ? Sur quel fondement épistémologique reposaient-elles ? Quelle " philosophie de l'esprit ", plus ou moins implicite postulaient-elles ? À partir de ces commencements, il faut comprendre le développement de savoirs de la mémoire, et en montrer l¹articulation dans le champ scientifique et médical. La mémoire s'est révélée comme une problématique redoutable, parcourue tout au long de son histoire par de multiples et récurrentes dichotomies : un/multiple, normal/pathologique, fonction/structure, inconscient/conscient. Les catégories de ces débats initiaux sont encore dans une large mesure les nôtres, même si nos vues se sont considérablement affinées.

C'est dans ces perspectives que l'on propose ici au lecteur quelques moments importants de cette histoire complexe, quelques histoires de la mémoire. La mise en évidence d'une riche pathologie de l'oubli et de la pluralité des mémoires, la reconnaissance de la place de l¹inconscient et de l'implicite dans les processus mnésiques, et enfin la recherche de mécanismes biologiques de la mémoire, constituent trois parties de cet ouvrage réunissant les contributions de scientifiques, médecins, historiens, philosophes.

Le vivant, Approches pour aujourd'hui
Olivier PERRU
Cerf, Paris, 2005

Ce livre général est issu d'un cours destiné à des étudiants de philosophie. Il s'articule autour du rapport entre approches philosophiques et approches scientifiques du vivant. L'introduction amène les grandes interrogations contemporaines sur le vivant et la vie. Dans les premiers chapitres, une étude critique de plusieurs pensées philosophiques et de leurs implications actuelles, est menée. Elle a pour but de mettre en valeur les principales tendances (matérialisme, mécanisme, organicisme, vitalisme, spiritualisme) de la pensée du vivant.Certains textes peu connus sont présentés, comme l'approche de l'organisme comme issu d'un processus analogue à la division du travail, ou encore des textes relatifs à la réception de Bergson en son temps. Les chapitres suivants amènent une réflexion sur des questions contemporaines: l'individualité du vivant (à la lumière de la philosophie de Gilbert Simondon), les rapports de la vie humaine à la vie animale, les questions induites par la génomique, les modélisations et simulations du vivant. La réflexion d'ensemble tend à sauvegarder une diversité d'approches possibles du vivant.

Curiosité et cabinet de curiosités
Textes réunis et présentés par Pierre Martin et Dominique Moncond’huy
éditions Atlande, diff. Belin, 2004, 202 pages, 15 euros

Les cabinets de curiosités? Une réalité de la Renaissance... et une référence qui intéresse bien des artistes contemporains! L'Espace Mendes France et des chercheurs de l'Université de Poitiers ont engagé depuis deux ans un travail en partenariat sur les cabinets de curiosités, de la Renaissance aux Lumières : deux journées d'études, et aujourd'hui un livre, /Curiosité et cabinets de curiosités/ (éditions Atlande, diff. Belin, 202 pages, 15 euros). Pierre Martin et Dominique Moncond'huy, enseignants-chercheurs à l'Université, y ont recueilli des textes découlant des journées d'études de 2003 et 2004, avec la double ambition de proposer un état de la question à travers quelques éclairages français (spécifiquement poitevin même, avec le /Jardin, et cabinet poétique/ de Paul Contant) et européens (Angleterre, Russie, Italie, Portugal), mais aussi d'engager une réflexion sur l'évolution des cabinets vers les collections modernes et les musées. "Ce livre constitue un travail d'étape", précisent les éditeurs scientifiques: "de grands spécialistes comme Jean Céard, Arthur McGregor ou Krzysztof Pomian nous accompagnent dans cette démarche. Notre souhait est de prolonger sous d'autres formes le travail déjà engagé. De fait, au-delà de cette publication, voyage dans le temps et dans l'espace, riche d'illustrations qui font mieux percevoir les réalités (ou les illusions...) des cabinets de curiosités, l'Espace Mendes France et ses partenaires préparent déjà la suite: de nouvelles rencontres en 2005-2006 et le lancement d'un site consacré aux cabinets de curiosités à l'automne prochain.

Textes de Marie-Élisabeth Boutroue, Jean Céard, Jozien Driessen, Arthur MacGregor, Isabel Malaquias, Myriam Marrache-Gouraud, Pierre Martin, Nicole Masson, Dominique Moncond’huy, Krzysztof Pomian, Mariafranca Spallanzani, Delphine Trébosc.

Le possible et les biotechnologies
Claude Debru, avec la collaboration de Pascal Nouvel.
Presses Universitaires de France, Collection Science, histoire et société, Septembre 2003

30,00 euros, 456 pages, Format 15 x 21,7 cm, ISBN 2130536263

Cet ouvrage présente les fondements philosophiques et scientifiques du développement actuel des biotechnologies, ainsi que les questions d'éthique et de politique scientifique liées aux biotechnologies. Il insiste aussi sur l'extraordinaire malléabilité des structures biologiques et est autant un plaidoyer pour l'exploration maîtrisée des possibles qu'un argumentaire pour une anthropologie philosophique de l'action humaine.

Du feuillet au gène, une histoire de l'embryologie moderne, fin XVIIIe/XXe siècle
Jean-Claude DUPONT, Stéphane SCHMITT, éditions ENS, 2004
43 EUR, 368 pages, ISBN 2-72-88-0289-0

Résumé

D’abord science d’observation, l’embryologie est devenue expérimentale au XIXe siècle. En 1910, Thomas Hunt Morgan, qui cherchait à comprendre le développement de l’embryon de vertébré, jugea nécessaire de se mettre à l’étude de l’hérédité. Il se tourna vers la Drosophile et créa la génétique. Embryologie et génétique avaient, de toute évidence, des relations étroites, mais les désaccords qui se manifestèrent rapidement exprimaient de profondes différences ; différences de tradition, d’hypothèses et de méthodes. Les généticiens, par exemple, étaient incapables d’expliquer comment les gènes pouvaient rendre compte du plan d’un organisme, ou d’un gradient dans un œuf, ou de la polarité d’un embryon précoce.

À la fin du dernier siècle, les avancées de la biologie moléculaire et la naissance du génie génétique ont entièrement transformé l’embryologie, en donnant un accès à l’étude des réactions qui sous-tendent le développement de l’embryon. Longtemps restée descriptive, l’embryologie ou, comme on dit aujourd’hui, la biologie du développement, est devenue moléculaire. C’est dire qu’en un siècle, cette étude a changé plusieurs fois de concepts, de terminologie et de techniques expérimentales.

Le meilleur moyen de mettre en évidence et de suivre l’évolution d’une science consiste à se reporter aux textes écrits par ceux-là mêmes qui l’ont pratiquée. C’est une telle anthologie des « textes fondateurs » qu’ont brillamment réalisée Jean-Claude Dupont et Stéphane Schmitt. Cette lecture est sûrement le meilleur moyen de parcourir le chemin un peu rude qui des « feuillets de l’embryon » a conduit aux « gènes du développement ».

http://www.presses.ens.fr/cgi-bin/automaton2.pl

De Diversis Artibus, DDA 68 (NS 31)
Caspar Friedrich Wolff : "De Formatione Intestinorum". La Formation des Intestins (1768-1769)
J.-C. Dupont, J. L. Perrin
Hardback, 2003, 65.00 euros, 382 p., 155 x 240 mm, ISBN 2-503-52252-1

French Text

En 1768 et 1769, l’embryologiste allemand Caspar Friedrich Wolff (1733- 1794) publie le De formatione intestinorum dans les Mémoires de l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg. Après avoir rappelé les idées sur la génération des organismes qu’il avait déjà exposées dans sa thèse de médecine de 1759 (Theoria generationis), Wolff y suit minutieusement le développement des viscères, et principalement de l?appareil digestif.Parce qu’il décrit des formes embryonnaires intermédiaires, rompant ainsi à la fois avec la théorie de la préexistence qui dominait l?époque, et avec l’ancienne épigénèse héritée d’Aristote, le De formatione peut être considéré comme le premier grand texte de l’embryologie moderne. La traduction inédite en français de cet écrit technique, dans la tradition de Harvey, de Haller et de Malpighi, mais aussi polémique, se devait d’être expliquée, munie d’un appareil critique, et remise en perspective dans l’oeuvre du grand embryologiste.

De Diversis Artibus, DDA 67 (NS 30)
S. Schmitt
Les textes embryologiques de Christian Heinrich Pander (1794-1865)
Hardback, 2003, 55.00 euros, 210 p., 155 x 240 mm, ISBN 2-503-52180-0

French Text

Le biologiste C.H. Pander (1794-1865), balte de culture allemande, est connu pour avoir, le premier, énoncé la théorie selon laquelle l'embryon se forme à partir de membranes simples, les feuillets germinaux. Cette conception, aujourd'hui encore, est à la base de toute l'embryologie descriptive. D'un point de vue historique, elle a joué un rôle très important dans le triomphe de la théorie de l'épigenèse, selon laquelle le nouvel individu n'est pas préformé dans l'oeuf mais se forme progressivement à partir de structures relativement simples et grossières. En outre, cette vision d'une matière organique en train de s'auto-organiser devait conduire Pander sur la voie du transformisme, théorie qu'il allait contribuer à développer au cours des années 1820.

C'est pourquoi les deux textes présentés ici revêtent un intérêt tout particulier dans l'histoire de la biologie.Ils ont joui d'une grande renommée au cours du XIXe siècle.  Par la suite, ils ont été éclipsés par les travaux remarquables du compatriote et ami de Pander, Karl Ernst von Baer, qui d'ailleurs n'a jamais manqué de souligner tout ce qu'il devait à son prédécesseur.

Pour la première fois, ces textes sont rassemblés, traduits (du latin et de l'allemand) et commentés.Ils sont accompagnés des belles figures gravées par le dessinateur d'Alton pour l'édition allemande.

http://www.brepols.net/publishers/sales.htm

Olivier Perru, Maître de conférences, Université catholique de Lyon.
DE LA SOCIÉTÉ À LA SYMBIOSE, Une histoire des découvertes sur les associations chez les êtres vivants. Volume I – 1860 – 1930
Collection Sciences – Histoire – Philosophie, Dirigée par Michel Delsol

Paru en juillet 2003, cet ouvrage peut se commander à l’adresse suivante, au prix de 36 Euros :
Librairie philosophique J. VRIN., 6, place de la Sorbonne, 75005 PARIS.

Résumé

Faire l’histoire des découvertes relatives aux associations chez les êtres vivants suppose de considérer les deux points de départ historiques que sont au dix-neuvième siècle, l’étude des sociétés de vivants et l’étude de l’organisme vivant. Les sociétés de vivants, en particulier les sociétés d’insectes sont étudiées dès le début du siècle (Latreille), et vers 1878 Espinas s’efforce de distinguer les associations interspécifiques de la formation d’une société, en utilisant le critère du concours mutuel. Des travaux des zoologistes des années 1840-1860, émergent divers concepts comme la division du travail en vue de mieux comprendre la formation de l’organisme.

En 1875, Pierre-Joseph Van Beneden distingue le mutualisme et le commensalisme du parasitisme et trois ans plus tard, en lien avec les travaux de Frank sur les lichens, Anton de Bary définit la symbiose. Cela permet de distinguer la symbiose lichénique du parasitisme et d’intégrer dans la symbiose les diverses catégories du « vivre ensemble » sans la réduire à une forme étroite de mutualisme. Les découvertes des algues symbiotiques chez les animaux invertébrés marins (Geddes, Brandt, Hertwig, Le Dantec, Famintsyn, vers 1880-1890) permettent de préciser la nature de la relation symbiotique en vue de la nutrition d’un animal. La connaissance de ces algues, de leur degré de dépendance et d’autonomie, permettra d’élaborer une première théorie d’évolution par la symbiose. Vers 1910, Mereschkowsky sera pratiquement le premier à imaginer une cyanophycée comme ancêtre du chloroplaste. Par ailleurs, tout un débat se focalisera autour de l’œuvre de Portier, Les Symbiotes, et du rapport possible entre mitochondries et bactéries.

Les années 1920 voient la disparition progressive de théories jugées abstraites ou idéologiques, du fait du progrès des connaissances expérimentales. Avec le début de l’œuvre de Paul Buchner (1930), les relations symbiotiques sont désormais décrites précisément et systématisées en fonction des grands domaines de la zoologie. De plus, en particulier aux Etats-Unis, les années 1930 semblent sonner le glas de travaux sur la symbiose et l’évolution, du fait de la montée en puissance de la génétique morganienne.

Sciences naturelles et formation de l'esprit. Autour de la reforme de l'enseignement de 1902.
Sous la direction de Nicole Hulin.
Presses universitaires du Septentrion
Rue du Barreau BP 199, 59654 Villeneuve d'Ascq cedex France

La réforme, opérée en 1902 dans l'enseignement secondaire, instaure un nouveau plan d'études, établit de nouveaux programmes, développe la place accordée aux sciences. Cette réforme reconnaît et consacre le rôle éducatif que l'on doit accorder aux sciences, et en particulier aux sciences expérimentales, dans la culture générale et la "formation de l'esprit". Des conférences pédagogiques sont organisées à l'intention des professeurs et prononcées par des personnalités du monde universitaire, en 1905 pour les sciences naturelles et la géographie. Ces conférences sont l'occasion de discussions qui sont le reflet d'opinions personnelles et qui montrent un bel engouement des universitaires pour les questions pédagogiques.

L'ouvrage présente un ensemble significatif de textes dont la lecture est introduite par des études menées par un groupe d'historiens des sciences et de philosophes, situant le contexte (scientifique, institutionnel, philosophique, etc.), analysant les éléments novateurs de la réforme, soulignant le caractère complémentaire des études géologiques et géographiques. Ce livre s'adresse aux historiens des sciences ainsi qu'aux enseignants et aux étudiants intéressés par l'histoire de l'enseignement scientifique.

ouvrage 16x24, broché, 400 pages.
ISBN 2-85-939-749-3
Prix : 28 euros

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Jean-Baptiste Biot et la météorite de l’Aigle
Académie des Sciences, Mémoire de la Science, 2003.

Publication commentée du Mémoire de J.-B. Biot «Relation d’un voyage fait dans le département de l’Orne, pour constater la réalité d’un météore observé à l’Aigle de 26 floréal an 11 » (fac-similé)

Le 26 avril 1803 (6 floréal an XI) des pierres tombent du ciel dans les environs de l'Aigle (Orne). Cet événement est-il un phénomène réel observé par des témoins dénués de superstition ? Le 26 juin 1803 (7 messidor an XI) Jean-Baptiste Biot est chargé par le ministre de l'Intérieur d'enquêter sur cette affaire. Le 18 juillet 1803 suivant (29 messidor an XI), il rend compte à la classe des sciences mathématiques et physiques de l'Institut de son voyage à l'Aigle. Son mémoire, ici reproduit en fac-similé, est un modèle de rigueur scientifique, de perspicacité et de finesse. Ses conclusions claires mettent un point final à la controverse sur l'origine extraterrestre des météorites. Écrit dans un très beau style, il mérite d'être relu.

Scientifique mais aussi homme de lettres, Jean-Baptiste Biot (1774-1862) est l'un des rares savants à avoir été membre de trois Académies de l'Institut de France. Son destin académique étonnant est évoqué par Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, Jean Leclant, Secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et Jean-Paul Poirier, membre de l'Académie des sciences.

ISBN : 2-909344-12-6

Sur commande (sur le lieu de l’impact) chez

Monsieur Philippe Lherminier
Château de Fontenil Saint-Sulpice
61300 L’Aigle
e-mail : phlherminier@wanadoo.fr