Les Egyptiennes, qui étaient
soucieuses de leurs dents, utilisaient des poudres à base de charbons d’acacia
appliquées aux doigts. L’ancêtre des dentifrices serait le
" Sonabou ", mélange de cendres et d’argile à foulon.
Les prêtres devaient se laver
plusieurs fois par jour : "l’eau du rince bouche était aseptisée
avec un sel appelé BED ".
Ebers nous donne des recettes
de dentifrices utilisés il y a près de 4000 ans composées de poudre de
fruits de palmier, de terre de plomb verte et de miel.
Ils utilisaient aussi des
masticatoires (masticare en latin, maschier au XIIe siècle.), base
de l’hygiène dentaire, qui étaient des pâtes à mâcher et à recracher
et qui contenaient certains ingrédients : poudre de pierre, pulpe de
datte, plantes diverses, dont la plus célèbre appelée
" Pan ", était un masticatoire à base de cardamome
(plante d’Asie odorante de saveur poivrée) et de diverses plantes à
essence. Ce masticatoire, (du bas latin gumma, Kommi en grec, Gome au XIIe
siècle), substance mucilagineuse issue des arbres telle que la gomme arabique
de l’acacia, ou l’eucalyptol de l’eucalyptus, est devenu vers 1905 le
"chewing-gum ". Selon Hérodote et les auteurs arabes, tous les
mois, les Egyptiens mâchaient une souris entière ou le cœur d’un serpent
pour se protéger du mal de dents.
Ces soins à apporter aux
dents, datant depuis environ 4000 ans, se contentaient d’opiats ou d’électuaires
(remède où l’on mélange une poudre avec du miel).
En Assyrie on utilisait les
médicaments contre les démons. En effet les substances qui s’adressent à
la maladie supposée d’origine démoniaque, doivent être des substances
nauséeuses et dégoûtantes. Car le démon possesseur d’un malade s’y
trouve bien. Il faut alors lui donner ce qui peut lui déplaire pour lui faire
quitter la place ; d’où l’utilisation de plantes fermentées, d’urine,
d’excréments d’animaux ou de graisse vipère.
À partir de cela s’expliquent
toutes les préparations de dentifrices que nous allons étudier par la suite.
Byzance, qui hérite des
richesses de la civilisation gréco-latine, ne peut que compléter le savoir
des Arabes, qui étaient déjà en avance par leurs connaissances, puisque
Mahomet, dans le sixième commandement, préconisait l’utilisation du
" Fouhk ", écorce de noyer qui contient de la chaux, du
tanin, du fer et du siwak pour se frotter les dents. En effet, au moment de
ses ablutions, si l’Arabe n’a aucune substance à sa disposition, il doit
se rincer simplement la bouche avec de l’eau.
On peut citer quelques grands
médecins :
Rhazes (860-923) propose de se
laver les dents avec une préparation à base de thé ou d’une infusion de
graine de gommier (très tannigène) ou un mélange de poudre de noix de galle
et de poivre.
Au Xe siècle,
Avicenne (980-1037), médecin et philosophe iranien, préconisait d’enlever
le tartre et de se frotter les dents avec une poudre composée d’écume de
mer, de sel, de gypse et de coquilles d’escargots brûlés. Il est le seul
auteur à déconseiller le cure-dents.
De même, on affirme que
Bouddha, au VIe siècle avant J.C., se serait servi de bâtonnets
de bois fibreux ramollis dans l’eau. Et en Chine, si les médecins étaient
peu considérés, les pharmaciens par contre se voyaient entourés de l’estime
et de la déférence populaires.
Un aphorisme chinois populaire
dit :
" Il faut deux yeux
au pharmacien qui achète les drogues, un seul au médecin qui les
emploie ; le malade qui les prend doit être aveugle ".
Le bourdon passait pour avoir
une action sur la blancheur du visage et on prétend qu’il guérissait les
maux de dents, et qui ne connaît pas le bétel !
Houang-Ty (2637 av J.C.) écrit
déjà dans deux chapitres de son livre, consacrés aux maladies des dents et
des gencives, les vertus de l’urine d’enfant et assure qu’il fallait
utiliser une poudre à base de musc et de gingembre pour blanchir les dents.
Morbis conseillait aux Grecs l’utilisation
de la craie.
Ces pâtes devaient avoir un
goût désagréable et on peut trouver les causes de leur utilisation dans la
coquetterie, suivant Ovide, pour lutter contre les mauvaises haleines et
contre le tartre.
Par ailleurs, Hippocrate (V-IVe
siècle avant J.C.) avait déjà proposé cette formule, 5 siècles
auparavant, que l’on retrouve d’ailleurs dans une même prescription faite
par Jean Goeurot, médecin de François 1er.. Il nous apprend aussi que la
craie, ou carbonate de chaux, était déjà utilisée avant lui. On pense
cependant qu’il est le premier à recommander des dentifrices dans son
traité " De Morbis Mulierum ", dans le chapitre des
maladies de la femme, dans lequel il décrit le " médicament
indien "utilisé pour blanchir les dents et améliorer l’haleine.
Par ailleurs, il prescrit un dentifrice à base de poivre et/ou de bouillie de
lentilles. En dehors de lui, les sources d’hygiène dentaire sont limitées,
si ce n’est certains masticatoires, tels ceux de
" Chio ", qui restèrent longtemps à la mode. Il en donne
une recette : celle de mêler en parties égales, pour guérir la
mauvaise haleine, une tête de lièvre et trois rats brûlés avec du marbre
pilé et de s’en frotter les dents. Son disciple, Dioclès de Carystes (3s.
av JC ), recommandait de se rincer et de se gargariser avec deux gorgées de
vin tiède pur !
Cependant chez les Romains, où
la profession de médecin est peu connue au début, il devient un art sous l’influence
de la Grèce.
II est certain que ceux qui
avaient des moyens limités se contentaient de mâcher des parfums comme la
jusquiame (plante fétiche des " arracheurs de dents " en
raison de la ressemblance entre son fruit et une molaire de lait). Celse au
Ier siècle av. J.C., au temps de Tibère, conseille, peut-être le premier à
Rome, de se frotter les dents avec un cure-dent et compléter avec un opiat
composé de feuilles de roses hachées d’un quart de noix de galle
(excroissance des feuilles et des jeunes pousses du chêne, riche en tanin) et
autant de myrrhe. Pareillement, Scribonius Largus, médecin des armées, à la
même époque, trouva de nombreuses poudres et eaux pour conserver une bonne
haleine avec toujours de la corne de cerf, tête de souris et de lièvre
additionnés de pierre ponce et myrrhe.
Cascellius contemporain de l’empereur
Domitien ( 51-96 ), vendait de l’urine espagnole, provenant de Barcelone ou
de Tarragone, conservée dans des vases d’albâtre, qui avait la propriété
de blanchir les dents( J. Filderman, Boissier - ), et se parfumait la bouche
avec les eaux du parfumeur Cosmus, dont le nom a donné le mot cosmétique. Ce
célèbre parfumeur amassa une fortune en les vendant aux belles Romaines .
Catulle (87-54 Av. J.C.)
écrivait déjà dans un poème à Egnatus :
" plus tes dents
sont blanches, plus tu as bu d’urine. "
Ovide au début de notre ère,
favori de la société mondaine, ne disait-il pas des pratiques ayant pour but
d’assurer l’hygiène buccale :
" les soins que
vous donnez à cette agréable personne peuvent se deviner en apercevant l’incarnat
rosé de ces lèvres, de vos gencives ainsi que la brillante blancheur des
deux rangées de perles qui illuminent votre petit visage ".
Pline l’Ancien (23-79 av.
J.C.), qui périt lors de l’éruption du Vésuve, Naturaliste, et Amiral de
la Flotte, s’oppose aux mages et se place comme un scientifique. Le temps
change et il n’est plus de bon ton de se curer les dents en public. Il
préconise alors des masticatoires à base de résine ( ou lentisque, plante
dont le tronc fournit le mastic ) et de fenouil. Pour supprimer les dents
noires, il conseille l’usage d’un dentifrice de cendres de tête de
lièvre auquel on ajoute du marc et parfois des cendres de tête de
souris ! Dans son " Histoire Naturelle ", il décrit
des poudres dentifrices à base d’abrasifs, tels que le charbon, la poudre d’os
calciné, des coquillages de mer et de pierre ponce.
Comme des élixirs préparés
avec de la cendre de corne de cerf calcinée ou celle de rat auxquels
Scribonius Largus, médecin de l’Empereur Claude, précise dans son traité
" Compositiones medicamen torum ", qu’il ajoutait du
mastic de Chio et du sel ammoniac, et nous confirme que Messaline, épouse de
l’Empereur Claude, l’utilisait.
Deux éléments ressortent de l’étude
de ces principes : il faut d’abord s’entendre sur le mot hygiène.
Elle n’est pas une attitude préventive à la maladie, mais correspond à un
certain comportement, lié à l’appartenance à une classe sociale
déterminée. Le deuxième élément, est le sens à donner au mot curetage,
qui est le fait d’enlever uniquement la partie visible des déchets
alimentaires.
On retrouve cette prescription
en 1500, en Europe, car le remède le plus utilisé était l’urine, qui est
citée dans les recommandations d’usage du médecin d’Henri III. Cette
dernière était déjà indiquée
Au premier siècle av. J.C. par
le poète latin Catulle :
" Toi…. Fils de
la Celtibérie… qui doit tout ton mérite de ta barbe touffue et à tes
dents frottées avec de l’urine ibérienne ".
(Pièce 39, vers 1 et 17-21)
Puis mélangée à la pierre
ponce pilée elle était aussi préconisée par Domitien en + 481, et très
appréciée par les coquettes de Rome qui en faisaient une grande
consommation. Ce que l’on retrouve dans la description de la toilette d’Henri
III,qui nous permet de constater que cette coutume se perpétuait , car un
serviteur lui frottait les dents à l’aide d’un doigt mouillé dans je
ne sais quelle eau ! Son médecin Laurent Joubert n’est pas ennemi
à l’urine mais préfère le vin additionné d’eau. Il faut ajouter qu’au
XIVe siècle, l’urine de jument gravide était conseillée, mais fut
rapidement supplantée par l’urine humaine, celle de celui qui devait l’utiliser.
Ainsi l’écrivait Mme de Sévigné à sa fille de se rincer la bouche avec
son urine fraîche, chaque matin pour lutter contre ses maux de dents.
L’aspect commercial est un
facteur important, qui préconisait l’urine d’Espagne et certaines
essences venant de loin, et de ce fait, constituait un commerce très
lucratif, réservé à l’usage des plus fortunés. Cet usage particulier
restera très répandu jusqu’au XVIIe siècle, et les grands
spécialistes d’alors ne tarissent pas d’éloges à son sujet. Fauchard,
lui-même, conseillait également son usage en montrant que le sel d’ammoniac
se transformait en urée par décomposition, ce qui lui donnait un pouvoir
décapant et astringent. Il faut dire que beaucoup lui préféraient le vin ou
l’oxymel (mélange de miel, de vinaigre et de sel marin) !
En dehors de ces pratiques,
certaines élégantes utilisaient, d’après Olivier de Senlis, des cotons
imbibés d’huile avec de l’essence de poivre, de girofle, de sauge, de
pavot, de jusquiame et de mandragore contre les noircissures.
Dans un passage du
" Regimen Sanitatis " de l’Ecole de Salerne on
peut lire, en 1239, le passage écrit par le médecin-poète Jean de
Milan :
"Frotte tes dents et les
tiens nettes
Rien n’est si laid quand tu caquettes
Ou ris, de voir sous ton chapeau
Des dents noires comme un corbeau
Qui te donnent mauvaise haleine."
Au Moyen-Age, les conditions d’hygiène
connurent un certain développement. En effet, toute femme bien organisée
possédait sa "fourgeoire", contenant l’escurette (cure-oreille),
la furgette (cure-ongle) et le fusequoir (cure-dent).
Erasme dit dans les "Civilités"
en 1530, que "blanchir les dents avec une poudre , n’est bon que pour
les jeunes filles, les frotter de sel ou d’alun est fort dommageable aux
gencives et de se servir de son urine au même effet, c’est aux Espagnols de
le faire" et il ajoute par ailleurs, "que de toute façon, avoir les
dents blanches est affaire de coquetterie pour les femmes"
Guy de Chauliac, né à la fin
du XVe siècle dans le diocèse de Mende, médecin d’Urbain V, donne une
recette de poudre dentifrice, pour enlever les dépôts et la vilaine couleur
des dents, composée d’os de sèche, de coquillets de mer, de la porcelaine,
de la corne brûlée ; du nitre (salpêtre), de l’alun, du sel gemme,
du soufre brûlé, de la racine d’iris et de la canne brûlée que l’on
réduit en poudre ! Il préconise de racler les dents si le dépôt est
trop dur avec des râpes et des spatules. Il tire du 6e principe de
la manière de vivre de Gallien une formule plus simple, qui est de se frotter
les dents avec du miel et du sel calciné, et la perfection serait d’y
ajouter du vinaigre suivant les instructions d’Halyabbas.
Il ne faut pas oublier que
jusqu’au milieu du XVIe siècle, presque tous les ouvrages sont
écrits en grec ou en latin, et c’est à cette époque que Walter Ryff,
exerçant à Strasbourg, publie le premier livre médical en langue allemande.
Il indique " les moyens de conserver la bouche, les dents et les
gencives propres et fraîches et en bon état ". Ce premier livre
est suivi d’un autre, en langue française, publié à Lyon chez Rigaud,
rédigé par Urbain Hémard (1548-1616), médecin du Cardinal d’Armagnac.
Principalement choqué par la mauvaise haleine, il donne la recette de se
laver la bouche le matin avec de l’eau impériale, l’eau thériacale
(vient de Thériaque, suivant la formule originale de Galien, dont l’action
est due à l’opium, 25mg par 4g, ou mâcher de la racine d’iris)
Quel retour en arrière, car il
ne faut pas oublier, que pendant le règne de Philippe II, se laver était un
péché mortel et toute personne qui se lavait les dents était suspecte de
mauvaise vie. Comme d’ailleurs au siècle du Roi Soleil et des fastes de la
cour, "purgare et saignare" dominant le monde médical, il est
normal que l’hygiène soit presque inexistante et les parfums connaissent de
ce fait un développement considérable pour compenser ce manque de propreté.
Les femmes ont recours à divers subterfuges tel que de se placer dans la
bouche des boules musquées pour que les joues ne soient pas creuses et que
leur haleine sente bon.
C’est au XVIIe siècle que l’hygiène
va commencer à se développer, et c’est le point de départ de l’évolution
des produits pour nettoyer les dents, jusqu’aux produits actuels.
Bunon fut l’inventeur de
nombreux dentifrices, notamment de " l’élixir
anti-scorbutique ", qui raffermit les dents, dissipe le
gonflement des gencives, prévient les affections scorbutiques et calme la
douleur des dents.
Ce siècle diffusera par
exemple, le girofle par un Omer Thévenin, sieur de Fleurimont, fils du sieur
Dupré, demeurant rue du Colombier (en 1676) dans son livre, autorisé par le
Lieutenant de police Nicolas de la Reynie comme un : " Moyen de se
conserver les dents belles et bonnes ".
Il fait de la publicité pour
ses dentifrices et ses opiats en fustigeant les autres. Il était préparateur
et vendeur de produits qu’il débitait rue Quincampoix.
L’introduction du tabac et sa
grande popularité vers 1630, amena Strobelberger à préconiser le gaïac en
décoction à ses patients pour désinfecter la bouche, mais à qui l’on
donnait parallèlement la prescription de fumer afin de parfaire leur hygiène
buccale.
Fauchard condamne l’usage des
abrasifs (pierre-ponce, briques, porcelaine) et des corrosifs (esprit de
vitriol, esprit de sel), préconise le nettoyage des dents avec une racine de
guimauve et de petites éponges.
A côté du tabac, se profile
également l’usage du café dont on vante, vers 1771, toutes les qualités.
Si le commerce des produits
dentifrices devient vraiment fructueux dans la deuxième partie du XVIIIe
siècle, le renom d’une marque va éclipser les autres. Vers 1755, Julien
Botot , médecin de Louis XV, met au point une eau " balsamique
et spiritueuse " ( Badiane, girofle, cannelle, benjoin, essence de
menthe et alcool à 80°) qui devint célèbre, à tel point qu’elle existe
toujours, environ 250 ans après. La Faculté de Médecine, en 1777,
reconnaît que cette " composition est de nature à blanchir et
conserver les dents et fortifier les gencives ". De plus, il eut l’autorisation
officielle d’afficher sur les murs de Paris un : " Avis sur
la manière de conserver ses dents ", et obtint en 1789, à la
veille de la Révolution, le Privilège Général du Roi Louis XVI.
Le point de départ de nos
tubes actuels date de 1841. Un Américain, J. Rand, modifie les fabrications
existantes en déposant un brevet proposant un tube métallique souple en
étain pur ou en plomb pour pâte dentifrice et, à cet effet, il dépose
également un brevet de pâte dentifrice : mélange de craie, de savon
avec un arôme mentholé.
Des auteurs ont œuvré pour
développer des mesures d’hygiène scolaire pour ne citer que TH. David dans
son traité "Hygiène de la bouche" :
"Le lavage buccal et le
nettoyage des dents doivent être prescrits. Ces soins nécessaires en temps
de santé deviennent indispensables pendant les maladies de l'enfant"
Magitot, dans le
chapitre " Instructions à l’école maternelle " paru dans la
revue d’hygiène de 1885, énumère les règles à suivre : usage
obligatoire de la brosse à dents sans aucun dentifrice, l’eau ordinaire
doit suffire ! et Gallipe, dans la même revue, préconise de manger du
pain dur et bis pour mieux nettoyer les dents.
C’est en 1889, après
Pasteur, qu’on enregistre le changement des habitudes dans l’hygiène
et sur le plan dentaire avec de nouvelles formes de dentifrices, tels que les
savons, provenant de la mécanisation des fabriques. Ainsi se crée une
époque charnière qui va faire apparaître, dès 1905, les savons dentifrices
industriels. Les laboratoires vont alors étudier l’action des cultures
microbiennes chauffées à des températures données qui seront tuées par
des antiseptiques ou lysées par du bacille pyocyanique. Il se crée ainsi les
premières pâtes dentifrices - vaccins.
À côté de cet aspect
scientifique, il faut citer le côté commercial du fameux docteur Walton
inventeur d’Email Diamant, s’il a bien existé ?
Ce qui est certain, c’est que
les propriétaires de cette marque plus que centenaire, avaient bien un fils
chanteur lyrique. C’est lui, appelé André Arbeau, qui pose en chantant
dans le costume de Figaro sur les emballages de la marque "Email Diamant,
poudre dentifrice".
De nombreuses formules de
poudres existent, dont la majorité contiennent comme charges, surtout des
carbonates de chaux précipités, des phosphates dicalciques ou tricalciques,
des silices, des alumines ; la couleur est donnée surtout par le carmin et le
parfum par les essences de menthe.
En conclusion de ce parcours
rapide, on peut penser que le degré d’hygiène a été le reflet des
civilisations et de la connaissance du moment et qu’il est devenu maintenant
également le reflet des "civilisés" actuels !