Les années 1910 : Les cabinets des Drs. Casotti, Guerini, Viau et FonesUne famille de dentistes italiens : les CasottiCette famille de dentistes originaire de Parme exerçait l'art de l'orfèvrerie depuis le XVIIème siècle. Luigi Casotti (1817-1878) l'ancêtre de cette famille de dentiste quitte le tranquille duché de Parme de Maria Luigia ( deuxième épouse de Napoléon 1er) pour se rendre à Turin et s'initier à l'Art dentaire. En 1845 il ouvre un cabinet dentaire à Turin Via Roma N°20 et cinq ans après au N°25 avec le titre de "Chirurga dentista". Il meurt en 1878 en laissant trois fils, Carlo, Luigi jr et Giovanni. (1) La législation italienne de l'odontologie La législation de Turin et du Duché de Savoie avec la "Réforme de la Magistrature" de 1729 déposée à la Bibliothèque Nationale de ce Duché comprend une disposition qui exige une licence pour les empiriques qui distribuent des remèdes. Pour ceux qui se destinent aux arts de guérir, et notamment aux soins des dents, ils ont l'obligation de suivre des cours et de passer un examen pour garantir leur capacité professionnelle La législation de l'université de Turin de 1772, approuvée par le roi Charles-Emmanuel III apporte des précisions sur les conditions d'exercice des lithotomistes, dentistes, oculistes et autres empiriques ; pour la dentisterie, l'enseignement comprend l'anatomie et la pathologie de l'appareil masticateur, la chirurgie buccale, les soins conservateurs et la prothèse dentaire. Le 18 août 1826 le pape Léon XII promulgue la Bulle pontificale "Quod divina sapientia" qui autorise l'exercice de l'odontologie après avoir étudié pendant deux années d'étude, l'anatomie de la tête et principalement des maxillaires, les maladies des dents et des gencives et l'usage des instruments pour les soins des dents et de la prothèse dentaire. Le décret royal du 14 juin 1866 précise que personne ne peut exercer l'Art du dentiste s'il n'a pas obtenu le diplôme d'une université d'état. Depuis le décret du 24 avril 1890 le doctorat en médecine est exigé en Italie pour exercer l'odontologie. Aujourd'hui l'Italie a du adopter la législation européenne. (2-3) Le cabinet dentaire de Giovanni Casotti (1866-1911)Giovanni Casotti succède à son père Luigi lorsqu'il acquiert le titre de "Chirurgo dentista" à l'université de Bologne. Le guide de Turin de 1903 révèle qu'il est répertorié Via Roma N°25, dans un cabinet créé par son père Luigi en 1850. (4) Valério Burello nous a très aimablement communiquer un très rare document publicitaire du cabinet de Giovanni Casotti illustré de plusieurs photos. Le poste de travail Cette installation a la particularité de ne pas disposer d'eau courante. Ce qui implique un aménagement opératoire spécifique au niveau du poste d'eau : crachoir pompe à salive et lavabo. Le poste de travail comprend :
L'installation est complétée par :
A droite de la fenêtre on distingue :
Dans la partie postérieure du cabinet richement décorée, un meuble d'Ash N°12 est adossé au mur. A l'opposé de la fenêtre un meuble lave main en bois.
Ce cabinet dispose d'un important et somptueux salon d'attente qui sert aussi pour les deux autres cabinets dentaires. Bibliographie
Le "Stabilimento di Odontoiatra" du Dr Vincenzo Guerini (1859-1955)Le visiteur qui se rend au Musée Pierre Fauchard, au Musée dentaire de la Maison des dentistes allemands à Cologne ou au "Baltimore College of dental Surgery, sera attiré par une somptueuse vitrine contenant une série de répliques de prothèses dentaires étrusques, avec la mention : donation du Dr Vincenzo Guerini de Naples. Quant aux confrères qui ont séjourné à l'École dentaire de Nothwestern Univesity ils auront encore en mémoire le buste en bronze du Dr Guerini exposé dans une salle de l'école. Vincenzo Guerini est aujourd'hui considéré comme le doyen des historiens de l'odontologie italienne (1). En 1894 il publie dans la revue "Revista Dentaria" un important article sur la prothèse dentaire chez les étrusques et en 1909 c'est à Philadelphie qu'il publie en anglais, sa monumentale "History of dentistry" où il met particulièrement en évidence les mérites respectifs de Giovanni d'Arcoli, de Bartolomeo Eustachio et de Guiuseppe Angelo Fonzi dont il publia une importante étude en 1925. De 1906 à 1921 il dirige la revue l' "Odonto-Stomatologia" Il participe, par ailleurs, à partir de 1888 à tous les congrès internationaux en Europe et aux États Unis.(2) Il est membre du Conseil éxécutif de la Fédération Dentaire Internationale à partir de 1910. Cette institution, créée en 1900 par Godon et Aguilar lors du 3ème congrès international de Paris, choisit à nouveau Paris pour tenir son Congrès en 1910. C'est lors de ce congrès que Guerini, au sein de la délégation de la F.D.I., se rend à l'École dentaire de Paris et remet à Monsieur Geoffroy conservateur du Musée, la fameuse vitrine en bois sculpté contenant des répliques de prothèses dentaires de l'antiquité. Elle fait aujourd'hui partie de la collection du Musée Pierre Fauchard. Lors du Congrès annuel du 25 septembre 1953 de l' "American Academy of the History of Dentistry" à Cleveland, il est nommé membre d'honneur de cette association pour sa contribution à l'Histoire de l'Art dentaire. C'est grâce aux documents (Bibliothèque Reale, Piazza Castello 191, Torino, Italie) que nous a très aimablement confiés Valerio Burello de Turin, que nous sommes en mesure de vous présenter l'appartement professionnel des années 1910 de cet illustre praticien. Vincenzo Guerini est installé à Naples comme stomatologiste , Riviera de Chiaia, 257, dans un immeuble à l'aspect d'un hôtel particulier avec un jardinet en façade.(3) Le cabinet des militairesDe l'antichambre de l'appartement le tapis nous guide vers une enfilade qui dessert de nombreux salons plus somptueux les uns que les autres, et qui conduit directement au cabinet dentaire des militaires dont on aperçoit au fond le fauteuil opératoire. L'installation, plutôt rudimentaire comprend :
Dans l'encoignure, à gauche de la fenêtre , un lavabo incrusté dans un meuble et un petit tableau électrique mural à droite. Une armoire de rangement métallique et vitrée, surmontée d'une petite pharmacie complète l'aménagement opératoire de ce cabinet. Le salon d'attente assez dépouillé est vraisemblablement celui qui est destiné aux militaires. Le cabinet dentaire principalAux deux fenêtres de cette très vaste pièce correspondent deux postes de travail. L'éclairage du local est assuré par deux suspensions plafonnières équipées chacune de cinq lampes électriques et de trois becs de gaz. Le poste de travail de droite de la partie antérieure Il comprend :
A gauche de la fenêtre une série d'équipements sur bras mural comprend de bas en haut :
Sur le mur à gauche on distingue deux tableaux de distribution électrique et d'air comprimé, une grande étagère avec différents appareils et sur laquelle est fixée une tablette pivotante avec des serviettes. Entre les deux fenêtres on remarque la présence d'un meuble de rangement mural entouré par deux sièges d'opérateur et dominé par un tableau d'arracheur de dents, un poste téléphonique et un tableau électrique destiné au second poste de travail. Le poste de travail de gauche Il comprend les mêmes équipements que l'autre poste de travail ; il s'en différencie par l'absence de bras support pour miroir frontal et de boule de convergence au niveau du réflecteur buccal. Dans l'encoignure un lavabo est doté d'un chauffe eau et d'un porte serviette. La partie postérieur du cabinet Elle est aménagée avec un bureau au dessus duquel on distingue un médaillé mural et la photo de Vincenzo Guerini. De chaque coté, deux vitrines contenant vraisemblablement une collection de répliques de prothèse étrusques ; à droite un important meuble vitrine Un salon d'attente somptueux, un salon de toilette et de repos sont à la mesure de l'importance du cabinet. Le cabinet de chirurgie n°2Cette pièce plus réduite, ne dispose que d'une seule fenêtre et d'un seul poste de travail ; Il s'en différencie par :
L'installation est complétée par un deuxième salon d'attente, un salon de lecture et deux autres salons particuliers (Louis XV et Liberty) Bibliographie
RemerciementsNous tenons à remercier Valerio BURELLO, collectionneur averti, qui nous a très spontanément fourni une riche documentation sur la législation italienne de l'odontostomatologie, les familles Casotti et Vincenzo Guerini. (Valerio BURELLO, Corso Moncalieri 450, 10133 TORINO) Le cabinet dentaire de George ViauGeorge Viau ( 1855- 1922) est bien connu des anciens élèves de l'École dentaire de Paris. Il est en effet un des fondateurs de l'École dentaire de Paris. Il adhère au Cercle des dentistes de Paris dès sa création le 8 avril 1879 et devient membre du Bureau lors de l'Assemblé générale du 29 janvier 1880. (1) Il adhère dès la séance du 19 mai 1880 aux souscriptions de fondation de l'École dentaire de Paris. 2) En 1881 George Viau sort premier de la première promotion des diplômés de l'École dentaire de Paris. L'année suivante il est nommé professeur suppléant de prothèse puis professeur titulaire en 1883. Il est membre du Conseil d'administration de l'École en 1881 et du Conseil de direction en 1884. De 1897 à 1898 il est nommé rédacteur en chef de l'Odontologie. Il adhère par ailleurs à la F.D.I. dès sa création en 1900. Lors de la séance du 3 août 1901 à Londres, il est nommé délégué de la Société de L'Ecole dentaire de Paris comme membre adjoint de la Commission internationale d'enseignement de la F.D.I. (3). Il est l'auteur du Cours de prothèse et de mécanique dentaire qu'il publie en 1885 et de plusieurs communications scientifiques sur les anesthésiques locaux. Lors de l'exposition universelle de 1900, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur Bibliophile averti il se constitue une des plus riche bibliothèque d'auteurs dentaires anciens dont il fera en partie don au Musée de l'École dentaire de Paris ( qui prend le nom de Pierre Fauchard en 1937) comme l'important ouvrage d'Ambroise Paré qu'il a dédicacé. Rappelons qu'il a retrouvé un portrait à l'huile de Pierre Fauchard de l'époque et le manuscrit de son ouvrage à la Faculté de Médecine de Paris. Lors du Congrès du Trentenaire de la création du titre de Chirurgien-Dentiste et de la célébration du bi-centenaire de Pierre Fauchard le 16 décembre 1922 , il prononce, lors de la séance solennelle d'ouverture de la Sorbonne, une conférence sur "La vie de Pierre Fauchard" qui constitue une référence de base pour les chercheurs qui se destinent à résoudre les inconnues qui subsistent encore aujourd'hui sur la vie de cet auteur. A coté de son activité professionnelle il faut aussi mentionner l'engouement de George Viau pour la peinture qui lui vaut une notoriété universelle dans le monde des Art. Ayant un goût très éclairé sur le plan artistique, il est séduit par le mouvement impressionniste avant que ces peintres eussent conquis le grand public. Amis de Pissarro, Monet, Renoir, et Sisley, il constitue une importante collection fort connue des amateurs d'Art dont certaines toiles figurèrent autrefois dans des expositions célèbres.
De cette collection, aujourd'hui totalement dispersée, ne subsistent que quelques oeuvres conservées au Musée du Louvre. Mais il s'intéresse aussi aux jeunes peintres comme Vuillard qui devient son ami comme l'atteste la dédicace de cette toile qui représente George Viau dans son somptueux cabinet du 109 Boulevard Malesherbes à proximité du parc Monceau et que détient le Musée d'Orsay dans ses réserves (4). Le tableau de Vuillard du cabinet opératoireGeorge Viau en blouse blanche et cravaté examine la patiente un instrument à la main. D'après la composition de la toile on ne peut distinguer le paysage de Monet et le nu de Renoir qui figuraient dans son cabinet. Le poste de travail
il comprend :
Bibliographie
Le centre de soins dentaires du Dr FonesLa fameuse série d'articles intitulée "Office and laboratory" avait disparu des colonnes de la revue américaine "Items of Interest" depuis 1899, faute de découvrir des cabinets dentaires originaux. Ce n'est qu'en 1913 que le Dr Ottolengui présente une nouvelle publication consacrée au cabinet dentaire du Dr A.C. Fones qu'il considère comme "The finest dental office in the world" et le premier centre destiné exclusivement à l'exercice de l'odontologie.(1) Le Dr Fones pratique à Bridgeport dans le Connecticut. Il est le Président du Comité d'hygiène buccale de l'Association dentaire américaine. Depuis de nombreuses années il défend le principe de la formation d' hygiénistes dentaires. Face aux difficultés pour mettre en place une école d'hygiénistes à Bridgeport, il décide d'installer dans son propre local professionnel un cours de formation d'hygiénistes dentaires pour 30 assistantes. Ses efforts aboutiront en 1917 à la création dans le Connecticut d'une législation pour hygiénistes dentaires. La façade du bâtimentLa grande entrée de gauche dessert le local qui sert à la fois de garage pour quatre voitures et de salle de cours pour la formation des hygiénistes. De la porte d'entrée principale, on pénètre dans le hall de réception qui permet d'accéder au salon d'attente et au secrétariat où l'assistante peut contrôler tous les va et vient des patients. Deux dressing-rooms avec stérilisateur pour les brosses et les peignes ont été aménagés séparément pour les hommes et les femmes. Un escalier en marbre conduit au deuxième niveau où sont installés les quatre cabinets dentaires avec leur dépendance et le laboratoire de prothèse. Le cabinet personnel du Dr FonesIl se situe à l'étage au niveau de la grande fenêtre de la façade nord et de la première fenêtre de la face est L'éclairage d'ambiance Il constitue une des particularités de ce cabinet. Comme celui du Dr Osmun de Newark, le plafond et le toit sus jacent sont composés de deux verrières dont l'espace ménagé entre ces deux surfaces a permis de tendre un rideau dont le réglage permet de tempérer la lumière solaire pendant l'été. Cet aménagement se différencie de celui du Dr Osmun par le présence d'un élément curviligne en verre qui réunit les verrières plafonnieres et murale en constituant ainsi une continuité lumineuse originale et très fonctionnelle. Quatre puissantes lampes Tungstène situées au dessus de la verrière plafonnière fournissent une lumière abondante pendant la période hivernale. Le panneau mural qui fait suite à la verrière vertical fournit un support pour des équipements tout en incluant la grille de chauffage à la hauteur du fauteuil. Le poste de travail Le poste de travail se compose :
Avec le lancement en 1911 du premier compresseur d'air comprimé électrique par "Electro-dental" qui remplace le compresseur à générateur hydraulique, ce fabricant réactualise la dentisterie électro-pneumatique. En 1915 il introduit un tableau électro-pneumatique avec ajustement automatique du courant suivant le type d'instrument sélectionné en évitant tout réglage manuel.
En 1916 Elecro-dental, "American Cabinet Co" et Ritter rassemblent le compresseur, le porte-instruments et le tableau électrique dans un seul meuble. La même année "Pelton and Crane" présente l'"Electric cabinet" où ces trois éléments sont réunis dans un meuble mobile sur roulette.
Ces nouveaux moteurs à bras articulés extensibles sur les plans vertical et horizontal procurent une aire de déplacement plus importante que le système Ritter à tour suspendu sur bras mural. Plusieurs fabricants proposent des modèles apparentés :
Mais ce modèle, très ergonomique, est cependant tributaire du tableau de distribution électrique et d'air comprimé mural ; il ne possède ni réchauffeur de verre d'eau ni réchauffeur de flacons pulvérisateur.
Ces dispositifs très mobiles permettent une bonne approche de la zone de travail du praticien. L'installation est complétée par:
Le cabinet d'une hygiéniste dentaireL'éclairage d'ambiance est ici réduit à une verrière verticale située face à l'unique fenêtre. Le poste de travail Il comprend : • un fauteuil "Diamond" d'S.S.White émaillé blanc, commercialisé en 1908. Ce nouveau modèle, fut conçu par la firme de Philadelphie pour lutter contre la concurrence de Ritter en présentant un modèle simplifié.
Il se différencie du New Wilkerson par :
Ce fauteuil marqué aussi par une grande réussite commerciale subira par la suite des améliorations en 1925 et en 1935.
Fixé sur la même cloison, il constitue l'élément le plus remarquable de l'installation. Ce combinée comprend :
Ce combiné, comme les deux suivants, sont néanmoins dépendants du tableau de distribution électrique et d'air comprimé mural. En concurrence avec "Pelton and Crane" citons:
• Un tour électrique sur colonne est disponible pour assurer le brossage des dents. A droite du poste de travail on distingue un meuble de rangement mural , un lavabo. et un bureau sur le mur opposé. Deux autre cabinets de ce type sont occupés par l'associé de Dr Fones et par une seconde hygiéniste. La salle de radiographie combinée au coin de repasLa possibilité de mettre rapidement la pièce dans l'obscurité permet d'aménager une zone, non visible sur la photo, destinée à l'appareil de radiographie et au développement des clichés. Le laboratoireSa particularité se situe aussi au niveau de l'éclairage. Avec une grande baie vitrée et deux verrières plafonniers ce laboratoire convient particulièrement au travail de la céramique. Le sous-solDans la chaufferie un compresseur d'air comprimé électrique alimente les quatre cabinets et le laboratoire. Bibliographie1- OTTOLENGUI Rodrigues. "The finest dental office in the world", Items of Interest 1913 pp 641-651 ConclusionIl est significatif de constater que les cabinets d'Henri Petit et de E.C.Fones, de Vincenzo Guerini et de George Viau sont équipés de fauteuils "New Wilkerson". Le succès de ce modèle, résulte d'avancées techniques incontestables, d'une robustesse et d'une fiabilité remarquables. L'étude du cabinet dentaire du Dr Guerini nous a permis aussi d'apprécier la contribution de ce praticien à l'Histoire de l'Art dentaire et de contempler l'extraordinaire cadre décoratif de son appartement qui rivalise avec celui des "Mille et une nuits" ! Les cabinets de Giovanni Casotti ont l'intérêt de nous rappeler l'agencement opératoire spécifique d'un appartement qui ne possède pas l'eau courante. Quant au cabinet de George Viau , il nous permet d'appréhender sa passion pour l'enseignement et l'Histoire de l'Art dentaire, mais aussi pour la peinture associée à celle d'un collectionneur averti. Les cabinets du Dr Fones, créés cinq ans après celui d'Henri Petit, font parties d'un des premiers complexes professionnels où le concept de l'asepsie s'est totalement imposé pour l'aménagement opératoire des cabinets dentaires. L'obligation pour le patient d'accéder au fauteuil du Dr Fones par la gauche est une idée nouvelle judicieuse car elle assure une totale liberté de déplacement du praticien à son poste de travail. Cet ordonnancement ne sera à nouveau préconisé qu'en 1930. Le Dr Fones s'est par ailleurs orienté vers un choix d'équipements novateurs comme le moteur électrique à bras extensibles d' S.S.White et le combiné N° 5 de Pelton and Crane. La présence de nombreux modèles apparentés, met en évidence la prise en compte des fabricants pour améliorer le confort et l'efficacité du travail des praticiens. Avec ces équipements où les instruments sont à la portée du praticien en évitant des torsion du buste et des déplacements inutiles et fatigants, on assiste à une orientation plus ergonomique de l'agencement de l'équipement du cabinet dentaire. Le concept original d' "Harmony of design"sera cependant vite abandonné à la fin des années 1910 par Electro-dental pour s'associer à l'engouement de ses concurrents pour le concept de l' "Unit".
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